Expériences voyages

LE BLOG DE BRAVOFLY.FR
Home > Europe > Parapente dans les Balkans

Europe

Parapente dans les Balkans

Parapente dans les Balkans
décembre 02
10:10 2013

Au mois d’août dernier j’ai eu l’opportunité de découvrir un bout de la Serbie, et de le découvrir par le haut. Quelques explications sont nécessaires en introduction car à franchement parler, la Serbie n’était pas ma destination de prédilection pour une semaine de congés en été.

Depuis quelques années tous mes congés partent en voyage pour pratiquer mon sport favori, le parapente, tout en découvrant de nouveaux pays. Et comme je participe en tant que compétiteur au circuit de Coupe du Monde, les destinations ont parfois tendance à s’imposer à moi. La Serbie est bien une destination que seul mon sport, et plus particulièrement la compétition, pouvait me faire connaître.

Le parapente, vous connaissez tous: c’est un sport doux, qui nous fait décoller d’une pente herbeuse (on ne saute pas!), nous emmène pour une balade dans les airs, bien souvent vers un point d’atterrissage inconnu et que nous ne reverrons jamais. Le parapente, c’est un moyen exceptionnel pour découvrir un pays, ses paysages et ses panoramas, à partir de points de vue uniques.

La compétition telle qu’elle se pratique en général est à rapprocher d’une régate en bateau en y ajoutant la 3D. Nous partons tous d’une ligne de départ virtuelle, devons passer par des balises intermédiaires qui sont validées par notre GPS et fonçons vers une ligne d’arrivée au sol, sur des distances de 30 à 150km, le plus rapide étant bien évidemment le vainqueur. Les qualités principales d’un bon pilote sont l’analyse et la prise de décision à tous moments de son vol.

Revenons à la Serbie: après avoir loué une voiture à l’aéroport de Belgrade, j’ai traversé un paysage de collinettes jusqu’à trouver un massif central sur lequel est juché ma destination, la station de ski de Kopaonik. A 1700m l’atmosphère est tempérée, l’endroit est privilégié. Il est à rapprocher de Font-Romeu ou de Tignes avec tous ces sportifs qui viennent profiter de l’altitude et des installations modernes. Pour ma part je suis allé courir en montagne, sur les sentiers, dans la forêt environnante, et ce fut fort agréable.

Les vols nous ont permis d’observer les contrastes entre la plaine et la montagne, en particulier les températures parfois étouffantes au sol. Systématiquement l’accueil local est formidable, comme ces vieilles dames qui nous apportent spontanément des grappes de raisin alors que nous venons de nous poser dans un champ voisin.

Nous étions à proximité immédiate d’un territoire particulier et certains parcours nous ont même amenés à le survoler: le Kosovo. Bien que concentrés sur notre vol, nous ne pouvions que constater la difficulté d’approvisionnement de cette enclave au vu des kilomètres de camions bloqués le long de la route qui mène à la frontière.

Dans la même veine, l’année précédente j’ai eu l’occasion de voler en Macédoine, un nom revendiqué par le voisin Grec, le berceau d’un héros national. Il nous était strictement interdit de survoler le pays voisin, avec une délimitation très nette au sol par un mur, et encore plus d’y poser car le passage retour de la frontière est pratiquement impossible. Le vol permet de prendre conscience de l’extrême complexité des Balkans, de leur histoire entremêlée, des revendications de territoires qui se superposent, comme par exemple ces villages qui dessinent une carte autre que géographique, ornés ici un minaret, là d’un clocher, et pourtant si proches.

Aujourd’hui le parapente réunit des pilotes serbes, croates, slovènes, macédoniens autour d’un loisir commun, voire autour d’un verre de l’amitié partagé. Mon voyage s’est d’ailleurs d’autant mieux déroulé que j’ai gagné cette compétition! La suite de mes aventures sur mon blog ou ma page Facebook

A propos de l'auteur

Maxime Bellemin

Maxime Bellemin

Je vole pour le plaisir que la glisse procure, pour découvrir de nouveaux paysages et pour partager avec vous les émotions que le jeu contre la gravité procure dans la troisième dimension. Bien sûr j’ai un esprit de compétiteur à assouvir, alors je vis la compétition passionnément, comme une quête permanente de compréhension et d’amélioration de moi, sans oublier les belles rencontres que ce sport permet de faire.

0 commentaire

Aucun commentaire pour l'instant !

Il n'y a aucun commentaire pour l'instant, souhaitez-vous écrire un commentaire ?

Ecrire un commentaire

Ecrire un commentaire

Suivez-nous sur

Suivez-nous sur Instagram

Suivez-nous sur Instagram

Suivez-nous sur Twitter

INSCRIPTION A LA NEWSLETTER

Archive de voyage

Catégories